À cette occasion, près de 200 convives ont pu découvrir l’aboutissement de ce projet, et en particulier de nombreux présidents de fédérations de l’est de la France, dont Daniel Cerutti, président de la FFB Grand Est, Philippe Gayet, président de la FFB de la Marne et président délégué de la FFB Grand Est, Jean Cagnina, président de la FFB du Bas-Rhin, Mickaël Laurent, président de la FFB de la Meuse, Jean-Louis Albizati, président de la FFB du Territoire de Belfort, ainsi que Franck Favre, président du Medef Alsace.
« Ces travaux s’avéraient nécessaires »
« Il n’y a pas eu d’investissements ni de rénovation depuis plus de 30 ans », a fait remarquer Séverine McElroy, lors de l’ouverture de la cérémonie inaugurale. « Ces travaux s’avéraient nécessaires. L’outil de travail était devenu vétuste et inadapté. Il ne correspondait plus à l’image de notre fédération. Le projet de rénovation contribue largement à cette volonté d’ancrer encore davantage la Maison du Bâtiment dans le paysage mulhousien. » La décision de rénovation a été prise fin 2021, par Étienne Barilley qui présidait alors la fédération haut-rhinoise. « Une décision qui semblait logique », selon Séverine McElroy qui, dès son arrivée en septembre 2022, a fait en sorte de concrétiser le projet, en décrochant, notamment, une aide financière allouée par la fédération nationale. À l’heure de l’inauguration, elle a tenu à exprimer sa reconnaissance à Olivier Salleron : « Tu as été à l’écoute de notre projet et tu as rapidement compris la nécessité de nous accompagner financièrement. »
« Nous sommes devenus une fédération largement reconnue »
Séverine McElroy s’est dite « ravie d’avoir désormais des locaux magnifiques ». À son origine, « La Maison du Bâtiment avait pour vocation de rassembler l’ensemble des organisations, services, et instances qui œuvrent directement ou indirectement dans notre secteur du BTP », a rappelé la présidente de la FFB 68. « Depuis, la Maison du Bâtiment a connu des évolutions quant à ses occupants. D’autres acteurs du bâtiment (qui partagent aujourd’hui une partie du 5e étage) se sont installés », à l’image de BTP Banque, du Crédit coopératif ou de Qualibat. « Notre fédération a toujours voulu maintenir l’identité originelle du bâtiment à savoir être avant tout la maison des artisans, des entreprises et des collaborateurs du secteur de la construction », a souligné Séverine McElroy. Et de poursuivre en évoquant les objectifs ayant conduit au projet de rénovation : « améliorer les conditions d’accueil de nos adhérents, de nos prospects et plus généralement de nos visiteurs. Disposer de locaux professionnels fonctionnels et plus chaleureux, adaptés à nos besoins. Améliorer le cadre de travail de nos collaborateurs et de nos mandataires. Disposer de locaux qui soient à la hauteur de l’image de notre fédération départementale. » Séverine McElroy a également insisté sur les enjeux auxquels doit répondre la fédération : « Notre fédération a considérablement évolué ces 15 dernières années, marquées par un renforcement des services aux adhérents. En 2012, la fédération comptait 440 adhérents, en 2025, elle en compte 840. » Au terme de ce projet de rénovation, « notre ambition est de poursuivre la progression de notre fédération par l’accroissement du nombre de nos adhérents et le développement de nos services aux entreprises. Nous sommes devenus une fédération largement reconnue par les élus, les représentants des services de l’État ainsi que par l’ensemble du monde économique. »
Créer « un choc d’investissements » pour la construction et la rénovation
Olivier Salleron, président national de la Fédération Française du Bâtiment, voit dans ce nouvel écrin un ensemble de symboles : « C’est un repère, un élément concret pour se projeter dans l’avenir, une identité territoriale primordiale, un relai de proximité et la démonstration du savoir-faire de la profession », avant de partager son admiration : « Franchement, ça fait longtemps que je n’avais pas vu des locaux aussi beaux ! » Un enthousiasme qui tranche cependant avec la situation peu favorable que traverse actuellement le secteur du BTP, comme l’a rappelé le président de la FFB : « Le climat politique, économique et budgétaire est instable. Le logement neuf s’effondre. Nous faisons face à un défouloir fiscal avec plus de 54 milliards d’euros de taxes prélevées sur nos entreprises. Même si les chiffres sont moindres que prévu, nous allons perdre entre 20 et 25.000 salariés en raison de la crise ». Le président de la FFB entend défendre les intérêts des constructeurs et bâtisseurs, afin de relancer l’activité. Il a appelé à davantage de « cohérence » concernant Ma Prime’Renov et la transition énergétique, plutôt que de voir « changer les règles tous les trois mois ». Il a déclaré vouloir « revigorer » le statut de bailleur privé. Un amendement restaurant le statut de bailleur privé a bien été adopté par les sénateurs le 30 novembre dernier. À Mulhouse, devant les chefs d’entreprise, Olivier Salleron a qualifié cette avancée de « succès fragile ». Sur ce sujet, l’objectif est de « convaincre Bercy d’aller plus loin », afin de créer « un choc d’investissements » et « faciliter l’investissement dans la construction et la rénovation de 50 à 70.000 logements en France ». À l’approche des municipales, Olivier Salleron s’est dit prêt à soutenir « les maires bâtisseurs », avec ce slogan : « Les maires avec grues seront les maires réélus ou élus ! » Olivier Salleron a, également, évoqué le dispositif REP - Responsabilité élargie du producteur, régissant la collecte des déchets de chantier, dont la mise en œuvre est source de crispations, sujet qu’il allait soumettre, dès le lendemain de sa venue à Mulhouse, à Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la transition écologique. Le président de la FFB a terminé son discours par quelques notes positives. « Je suis optimiste. Le secteur est solide, les besoins sont importants. Il faudra bien construire et rénover. Nous continuerons à investir dans la formation, l’innovation pour attirer les jeunes talents. J’en veux pour preuve les bons chiffres de l’apprentissage et les 100.000 apprentis recensés en 2024, contre 60.000 il y a quelques années. Offrons-leur une image de la profession fière, solide et essentielle. C’est tout le sens du combat qui nous rassemble aujourd’hui. »
Le plateau de 475 m² a été déconstruit puis reconstruit
La construction de la Maison du Bâtiment date de 1993. L’immeuble comprend 8.000 m² de surface répartis sur 6 niveaux. Les locaux de la Fédération du BTP du Haut-Rhin se trouvent, d’une part, au rez-de-chaussée, avec des bureaux, des salles de réunions, un auditorium et une salle de conférence.
Quant à la partie administrative de la fédération, elle est implantée au 5e étage, dans des locaux appartenant en grande partie, à la SCI L’Attique, associant la Fédération du BTP 68 et le Syndicat professionnel des entreprises de travaux publics du Haut-Rhin. C’est donc au 5e étage que les travaux de rénovation ont été entrepris. Le chantier concernait une surface de 475 m², pour une durée de 8 mois, d’octobre 2023 à juin 2024. « Nous avions lancé un appel d’offre auprès de l’ensemble de nos adhérents et créé une commission travaux au sein de notre conseil d’administration. », a expliqué Franco Gugliucciello, représentant la SCI L’Attique. « Le plateau existant a été totalement déconstruit pour laisser la place à un espace béton nu, à partir duquel tout a été reconstruit », a-t-il détaillé. Plusieurs corps de métiers sont intervenus pour refaire les plafonds, l’électricité, le carrelage, le chauffage, les revêtements et les sanitaires. Les menuiseries intérieures, le mobilier et même la vaisselle ont été renouvelés. La salle de réunion a été équipée d’un tout nouveau système de visio-conférence. « Il y a eu des imprévus. La durée du chantier a été rallongée d’un mois en raison de la présence d’infiltrations et de problèmes d’étanchéité. », a encore indiqué Franco Gugliucciello. Au final, le résultat est à la hauteur des attentes, avec « un style et une ambiance atypiques » que l’on doit à Isabelle Mariotte, architecte d’intérieur. Joseph Spataro a rappelé « qu’il a fallu déménager le temps des travaux à la Fabrique dans le quartier de la Mer Rouge, de façon temporaire, dans des locaux beaucoup plus exigus et moins avenants. Durant cette période, les collaborateurs ont su maintenir un excellent niveau de service à nos adhérents. »