Grand Est Paru hier
Routes de France Grand Est

Christophe Fontaine élu président

Christophe Fontaine vient d’être élu président de Routes de France Grand Est. Il était déjà le président de la délégation territoriale Lorraine. Il succède à Christophe Druost à Routes de France Grand Est.

Christophe Fontaine, président de Routes de France Grand Est.

Christophe Fontaine n’est pas un inconnu dans le monde des entre­prises de travaux publics. Ce diplômé de l’École des Arts et métiers a débuté sa carrière chez Colas comme conducteur de travaux avant de devenir chef d’agence à Toulon puis directeur d’agence en Occitanie. Depuis 2023, il est directeur régional Alsace-Lorraine pour Colas. En 2025, il est élu à l’unanimité président de Routes de France Lorraine où il succède à Frédéric Roth et Christophe Berghaus. Lors de la récente assemblée générale de Routes de France Grand Est à Metz, il a été élu président au sein d’un conseil d’administration où il est entouré du vice-président, Stéphane Preiss, président de Routes de France délégation territoriale Alsace et de Frédéric Zydaczewski son homo­logue pour la délégation territoriale Champagne-Ardenne. Au sein du bureau on retrouve aussi Christophe Druost, secrétaire, Stéphane Gartiser, trésorier, Stéphane Vincent, trésorier-adjoint.

La route une infrastructure essentielle

Pour Christophe Fontaine « dans un contexte d’inquiétude suscité notamment par un attentisme des donneurs d’ordres en cette pé­riode d’incertitude politique et budgétaire, les professionnels des infrastructures de mobilité ont à cœur de rappeler que la route et nos infrastructures sont essentielles au lien social et au développement économique. Plus que jamais une reprise des investissements est né­cessaire si nous voulons endiguer la dégradation de nos infrastructures, et prendre en compte les impacts liés aux changements climatiques et environnementaux. »

Les missions de Routes de France

Il est bon de rappeler au passage les missions de cette fédération des entreprises de la route.

- Fédérer, représenter les industriels et entrepreneurs du secteur des infrastructures de mobilité et de l’aménagement urbain ;

- Être une force de proposition pour défendre, promouvoir, valoriser la profession auprès des différents acteurs économiques et politiques ;

- Être un vecteur de la promotion de la rue, de la route et des mobilités ;

- Évoluer dans une logique de proximité ;

- Proposer des solutions et une vision prospective en dialoguant avec tous les acteurs publics, privés et associatifs pour mieux préparer les infrastructures aux besoins de mobilité de demain.

Routes de France dans le Grand Est pèse un poids économique remar­quable. La filière rassemble quelque 103 entreprises de la construction routière (34 en Champagne-Ardenne, 38 en Alsace et 31 en Lorraine). Le chiffre d’affaires de la filière en 2024 est de 1 287,6 M€ soit 38% du chiffre d’affaires du CA des travaux publics régional. Le secteur emploie 8000 salariés. Le syndicat mobilise en son sein les membres partenaires de la construction des infrastructures routières : carriers, fournisseurs de matériaux, entreprises de signalisation, loueurs de matériels.

Voir aussi https://www.routesdefrance.com

La Région Grand Est dans la maîtrise d’ouvrage de l’échangeur de Brabois

Une bonne nouvelle qui devrait conforter les membres de Routes de France Grand Est, la Région Grand Est confirme son engagement en faveur du réaménagement de l’échangeur de Brabois sur l’autoroute A33 et annonce qu’elle assurera la maîtrise d’ouvrage autoroutière des études puis de l’opération, afin de permettre à ce projet majeur pour le bassin nancéien et le projet hospitalier de Brabois de franchir une nouvelle étape.

Cette décision traduit la volonté de la Région d’avancer rapidement sur un aménagement devenu indispensable au regard des difficultés de circulation et d’accessibilité du plateau de Brabois, mais également des transformations importantes qui interviendront dans les prochaines années autour du Centre hospitalier régional universitaire, le CHRU.

Du reste, la Région avait anticipé en demandant précisément que l’analyse ne se limite pas au seul fonctionnement autoroutier, mais intègre l’ensemble des enjeux de mobilité et d’aménagement du secteur.

Le calendrier

Et elle fixe d’ores et déjà un calendrier. Les études préalables à la maîtrise d’oeuvre seront lancées d’ici la fin de l’année pour ce qui concerne le périmètre autoroutier. Des études qui tiendront compte des investissements hospitaliers programmés et des nouveaux flux qu’ils généreront en considérant l’accessibilité au CHRU, les besoins de stationnements et leur organisation et l’articulation indispensable avec les transports en commun, notamment les voies qui leur seront dédiées sur l’autoroute et le développement du covoiturage. En ré­sumé, il ne s’agit pas simplement de refaire un échangeur, mais de repenser durablement l’accès au plateau de Brabois. Une anticipation bienvenue pour les usagers.

Le financement

La Région évoque aussi le financement aux côtés des partenaires concernés. Il repose sur les moyens inscrits dans le cadre du Contrat de plan État-Région, qui prévoit déjà des crédits importants pour l’aménagement de l’autoroute A31 Bis et des secteurs Centre et Sud, dont Brabois constitue un élément majeur.

Enfin elle repose sur la mise en œuvre de l’Éco-contribution Poids Lourds (ECPL). Cette ressource donnera à la Région les moyens d’as­sumer durablement les responsabilités liées au réseau routier qui lui ont été transférées et de financer les travaux autoroutiers indispen­sables à la sécurité, à la fluidité des déplacements et à l’attractivité économique du territoire.

À ce propos l’UIMM Grand Est (L’union des industries des métaux et de la métallurgie) tient à marquer sa désapprobation face à la levée de nouvelles taxes régionales sur la mobilité (voir notre article paru dans le n°76 du 22 septembre 2026).

Bernard KRATZ