Les Affiches : Pour commencer, pourriez-vous vous présenter et nous expliquer comment s’articulent vos rôles respectifs au sein de ce nouvel écosystème ?
Vincent Barbier : Je suis arrivé le 1er mai 2024 en tant que Directeur Général de la SEM Parcus, désormais renommée Parcus+ Développement. Je dirige également la SPL Parcus+ Voirie. Je suis aussi président du Groupement d’Employeurs. Mon parcours s’est construit au sein des collectivités territoriales un peu partout en France. J’ai été notamment Directeur Général des services de la Collectivité Européenne d’Alsace.
Pierre-Michel Jemine : Après quinze ans dans la maîtrise d’œuvre privée et un passage à la Région Grand Est sur les enjeux d’accessibilité en gare, j’ai rejoint Parcus en 2019. Aujourd’hui, je suis Directeur des travaux et investissements, tout en étant Directeur Général de la nouvelle SPL Parcus+ Mobilités. Je suis également trésorier du Groupement d’Employeurs.
Quel a été le moteur de cette réorganisation en trois entités distinctes (Développement, Mobilités, Voirie) sous la marque commune Parcus+ ?
Vincent Barbier : La SEM (Société d’Économie Mixte) Parcus+ Développement, anciennement Parcus, gère les parkings de la ville de Strasbourg et gérait également, il y a quelques années le stationnement sur voirie. Cette société a un actionnariat à 60% public et 40 % privé. Il faut savoir que lorsque la collectivité veut confier une prestation à une SEM sous forme de DSP (Délégation de Service Public), elle est obligée de mettre en concurrence.
Dans un secteur où la concurrence est féroce, la collectivité a été amenée à prendre des acteurs privés. Parcus avait perdu la gestion du stationnement sur voirie à Strasbourg au profit de Streeteo, une filiale d’Indigo. Mais pour une collectivité, ces acteurs privés n’ont pas toujours la réactivité demandée en matière d’évolution des contrats ; pour une raison simple c’est qu’elles ont le souci de préserver leur modèle économique avant tout.
Depuis mai 2010, il est possible pour une collectivité de créer des Sociétés Publiques Locales (SPL) qui ont un actionnariat 100% public. Le gros intérêt de ces SPL, c’est que les collectivités peuvent passer des contrats auprès de ces sociétés sans mise en concurrence. Ce sont des quasi-régies (in-house) mais avec le fonctionnement d’une société donc la possibilité de faire des bénéfices. Mais, dans ce cas, les bénéfices restent sur le territoire.
Nous avons gardé la SEM pour Parcus+ Développement car une SPL ne peut travailler que pour son actionnaire alors qu’une SEM peut avoir plusieurs clients. C’est le cas pour nous puisque nous avons d’autres clients comme les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, des centres commerciaux, le cinéma UGC et depuis peu le stationnement sur voirie de Bischheim et Schiltigheim.
L’autre raison d’avoir mis en place deux SPL à savoir Parcus+ Mobilités et Parcus+ Voirie est que la première a un actionnariat composé à 95% par l’Eurométropole et 5% par la Ville de Strasbourg. Pour la seconde, c’est l’inverse. Ainsi nous avons 2 entités avec des conseils d’administration différents mais représentatifs des besoins sur le territoire.
Pierre-Michel Jemine : Le fait de créer une SPL pour une collectivité n’est pas nouveau, plusieurs ont été créées ces dernières années. Pour une collectivité, le réel intérêt est la maîtrise de son patrimoine. Je pense que c’est une des motivations pour cette création.
En effet, quand il y a une décision, une politique qui doit être réalisée, on va pouvoir l’appliquer sur tout le périmètre sans se poser la question de la réaction de l’opérateur privé : est-ce qu’il va suivre ? Est-ce qu’il aura la même logique que nous ? C’est un élément important aux yeux d’une collectivité.
Et pour nous, une SPL permet d’avoir une liberté d’action au niveau du territoire et une liberté d’organisation au sein de la structure qui est assez appréciable. Enfin, nous avons une logique d’entreprise, une dynamique entrepreneuriale puisque nous avons un intéressement basé sur la performance.
Cette réorganisation a une vraie cohérence s’agissant de complémentarité et de mutualisation. Parcus+ Mobilités se concentre sur les parkings de l’Eurométropole. Parcus+ Développement gère son patrimoine propre, celui des clients hors collectivité et cherche de nouveaux marchés. La mutualisation est totale sur l’ingénierie, les méthodes et le personnel.
La loi datant de 2010, pourquoi attendre 2025 pour la mise en place de cette organisation ?
Vincent Barbier : La mise en place en France de ces structures est assez récente et ceci pour plusieurs raisons. La première est qu’au départ, le principe des SEM avec une délégation de service public fonctionnait assez bien. La seconde raison est la modification importante qui a eu lieu concernant le stationnement sur voirie avec la dépénalisation du stationnement en 2015. Ainsi le défaut de paiement n’entraîne plus une amende mais le déclenchement d’un forfait post-stationnement.
Comme c’est la collectivité qui encaisse l’argent et gère ce forfait, il y a eu beaucoup de nouveaux contrats lancés et des entreprises privées ont été sur les rangs et ont été retenues. Comme une DSP dure entre 5 et 15 ans, il a fallu attendre ce délai pour pouvoir basculer en contrats de DSP vers les SPL. Et c’est pour ça que, finalement, les SPL ont été plutôt créées à partir de 2018-2020 pour les premières et plutôt même 2022-2023 pour la plupart. D’ailleurs, Lyon n’a créé sa SPL qu’en 2024.
On voit d’ailleurs que sur les 1 400 entreprises publiques locales en France, il doit y avoir environ 800 à 900 SEM et 500 à 600 SPL.
En ce qui concerne les emplois, comment cela fonctionne-t-il ?
Vincent Barbier : Compte-tenu de ce que nous avons dit plus haut, on ne peut pas avoir du personnel d’une société qui travaille pour une autre société, sauf de façon ponctuelle. La façon la plus simple de mutualiser du personnel est alors de passer par un groupement d’employeurs. C’est un statut associatif, c’est ce groupement qui est l’employeur et qui met à disposition du personnel pour chaque entité. Sur nos 110 collaborateurs, la grande majorité appartient à ce Groupement et peut intervenir indifféremment pour l’une ou l’autre des structures. Cela évite de doubler les fonctions supports (RH, comptabilité) et permet de sécuriser les parcours professionnels malgré la diversité des contrats.
Avec la gestion du stationnement sur Schiltigheim et Bischheim, Parcus+ Développement va désormais gérer des parkings hors Strasbourg. Quelle est votre stratégie pour convaincre d’autres communes de l’Eurométropole de vous confier leur stationnement ? Souhaitez-vous vous développer à l’échelle de la région Grand Est ?
Vincent Barbier : Il est vrai qu’il est très intéressant pour Parcus+ Développement d’avoir obtenu ce contrat parce que cela doit permettre de montrer notre savoir-faire et puis d’aller pouvoir chercher effectivement d’autres collectivités clientes potentiellement. Pour cette reprise, un travail important a été réalisé avec les services de la collectivité de Schiltigheim pour que la transition se passe bien, notamment pour les résidents abonnés. Il s’agit de capitaliser sur cette expérience afin de la proposer à d’autres collectivités. L’idée est également de montrer les aspects positifs de la mise en place d’un stationnement payant pour assurer ainsi une meilleure rotation des places de parking et faciliter le stationnement pour les résidents.
Pour ce qui est du développement, nous exploitons déjà un parking à Obernai. Et même si nous avons une capacité d’intervention sur toute la France, notre zone d’action principale est l’Alsace-Lorraine-Franche-Comté, soit environ un périmètre de 3 heures autour de Strasbourg. De toute manière, il y a déjà une SEM sur Lyon et Reims, l’idée n’est pas de concurrencer d’autres entreprises publiques locales.
Pierre-Michel Jemine : Un autre point fort est que Parcus+ Développement a une filiale qui s’appelle Strasbourg Mobilités qui a elle-même une filiale Strasbourg Mobilités Vélo gérant notamment tous les services de vélo libre-service sur Strasbourg. Ainsi, nous pouvons également nous appuyer sur cette expérience pour la proposer à d’autres collectivités.
En fait, dans la plupart de nos parkings, nous avons des stations VÉLHOP pour que les utilisateurs puissent sortir du parking, prendre un vélo et se rendre où ils le souhaitent. Le parking n’est pas un lieu de destination, il est le point de départ d’un trajet plus urbain. On a aussi dans notre ADN, finalement, cette logique de multimodalité.
Quel est le plus gros défi technique dans la reprise du stationnement en voirie ?
Vincent Barbier : Le plus gros défi est de s’assurer que l’ensemble des systèmes informatiques fonctionnent bien et communiquent bien entre eux. Car aujourd’hui, nous avons plusieurs prestataires avec des horodateurs de marque différente mais aussi plusieurs applications permettant de régler son stationnement. Ainsi, tous ces éléments de paiement doivent être concentrés dans un serveur qui permet de vérifier ensuite que les personnes ont bien payé leur stationnement d’une manière ou d’une autre. Il faut donc s’assurer que les flux de transmission fonctionnent bien ; ça c’est pour la partie contrôle. Pour la partie paiement, de même, il faut que l’ensemble des flux monétaires arrivent bien jusqu’à la banque. Là encore, il faut s’assurer que les formats de transmission de données qui sont exigés par la banque au niveau de la sécurité soient bien respectés par les différents prestataires. Nous travaillons avec le Crédit Mutuel qui est réputé pour son sérieux en matière de sécurité informatique. Il a donc fallu adapter l’ensemble des données à ces paramètres.
En matière d’évolution des infrastructures et des services dans les parkings que vous gérez, quels sont vos projets ?
Vincent Barbier : La digitalisation est un autre levier majeur. Nous travaillons sur une nouvelle application « Parcus+ » qui simplifiera le parcours client. L’idée est d’avoir une même application qui permette de stationner à la fois dans nos parkings, mais aussi sur la voirie.
Après avoir entré dans l’application, vos coordonnées, votre plaque d’immatriculation et une carte bancaire, vous n’aurez plus besoin de prendre de ticket ou de chercher la caisse automatique en sortant, tout se fera par la lecture de votre plaque d’immatriculation. En plus, l’application vous indiquera également les parkings disponibles selon leur remplissage ou le parking le plus proche de l’endroit où vous souhaitez aller.
Pour les professionnels, comme il y aura la possibilité d’intégrer plusieurs cartes bancaires pour les usagers, ils pourront utiliser la carte bancaire personnelle ou professionnelle. Cela peut permettre aussi de simplifier la gestion pour les entreprises puisqu’il y aura un historique des transactions.
De même pour le stationnement en voirie, selon la plaque, il y aura les informations concernant un forfait pour un artisan par exemple ou pour un résident.
Cette application sera disponible à l’été 2026.
Pierre-Michel Jemine : Nous gérons 21 parkings et 3 contrats en voirie (Strasbourg, Bischheim et Schiltigheim). Au sujet de la rénovation, nous avons décidé de donner à chaque parking une nouvelle identité, une image caractéristique. En effet, l’art urbain permet de se réapproprier l’espace, de l’intégrer dans la vie du quartier et d’améliorer le sentiment de sécurité des usagers même si nos parkings ne sont pas globalement anxiogènes. Chaque parking a donc sa thématique.
Ainsi pour le parking Gutenberg, chaque place a un numéro avec une typo différente. On va de la plus ancienne à la plus moderne ; avec la logique suivante : plus on est en sous-sol, plus c’est une ancienne typo. Et plus on remonte, plus on va vers une typo contemporaine.
Pour le parking Opéra-Broglie, le thème retenu bien entendu est l’opéra avec des superbes affiches à l’intérieur. Dernier exemple en date avec le parking P3 Wilson ; si l’extérieur est plutôt sobre avec un traitement de façade orienté sur le noir et blanc, le designer a eu toute latitude pour colorer l’intérieur au niveau des poutres ou de l’atrium central. Cela permet à l’ouvrage de s’intégrer dans le quartier des Halles lui-même en pleine mutation.
À propos du service et dans le respect de la loi Orientation Mobilité, nos parkings sont équipés de bornes de recharge électrique. Nous avons une centaine de bornes de recharge électrique sur notre périmètre. La question est de savoir si elles sont bien positionnées et surtout si elles sont utilisées. Nous sommes bien entendu sur une tendance haussière depuis quelques années puisqu’entre 2023 et 2025, on est passé de 8 000 sessions de charge à 14 000, donc nous avons quasiment doublé le nombre de sessions mais si on ramène cela au nombre de points de charge et à la journée, on est à moins d’une demi-charge par jour et par place. Il y a donc encore un réel potentiel.
Nos parkings peuvent être équipés de parcs à vélos et, comme nous l’avons dit précédemment, certains ont des stations VÉLHOP permettant de louer temporairement un vélo pour se déplacer dans la ville.
Nous avons aussi mis en place des casiers pour mettre son casque à moto ou son bagage. Nous réfléchissons d’ailleurs, à d’autres innovations comme des casiers à vélos un peu plus sécurisés, pour ceux qui souhaiteraient mettre leur vélo ailleurs que dans un parc à la vue de tout le monde. Cela peut être le cas pour un vélo électrique un peu cher par exemple.
Nous avons évoqué avant la nouvelle application, comment la donnée (la data) transforme-t-elle votre métier ?
Vincent Barbier : Effectivement, toutes ces données permettront de faire des prévisions en matière de remplissage des parkings en fonction à la fois de l’historique, de la météo, c’est un élément qui joue un rôle important, ou enfin du calendrier pour ce qui concerne les jours fériés par exemple. Tous ces éléments nous seront également utiles pour optimiser la présence du personnel, puisque nous avons des parkings avec du personnel présent 24h/24 et d’autres ou le personnel n’est que partiellement présent.
Un autre développement possible sera l’utilisation de ces données pour imaginer une tarification dynamique pour avoir des tarifs différenciés en fonction des pics de fréquentation. Bien entendu, les tarifs étant fixés par la collectivité, cela pourra être un sujet de discussion à l’avenir.
Concernant la gestion du patrimoine, comment moderniser un parc existant pour répondre aux normes environnementales actuelles sans interrompre le service ?
Pierre-Michel Jemine : Un gros travail est fait sur la réhabilitation et la modernisation de nos parkings afin de répondre justement à ces nouvelles exigences mais aussi aux exigences de sécurité. Notre priorité, c’est, évidemment, l’accueil du public ainsi que la sécurité de nos usagers et de nos agents. Notre dernier gros chantier est le parking P3 Wilson des Halles, c’était un travail de réhabilitation de presque 10 millions d’euros.
Pour ne pas fermer ce parking pendant toute la durée des travaux, il a été décidé de le maintenir en activité mais avec des aménagements qui ont été bien sûr étudiés en amont. Une telle opération de réhabilitation avec cette contrainte est assez complexe. Nous étions conscients de la gêne occasionnée mais nous avons pu maintenir le service surtout dans un secteur comme les Halles où l’offre de stationnement n’est pas forcément suffisante en voirie.
Pour nous, dans la mesure du possible, on ne ferme jamais un parking.
Les habitudes de déplacement ont quelque peu évolué depuis 2020 avec le télétravail ou la ZFE. Comment cela a-t-il impacté votre activité ?
Vincent Barbier : Effectivement, après la période covid, il y a eu une baisse de la fréquentation. Mais depuis 2022, la fréquentation est à nouveau en hausse, elle est revenue à son niveau de 2019.
C’est vrai qu’avec le télétravail, des salariés qui venaient 5 jours par semaine ne viennent plus désormais que 3 jours par exemple. Mais malgré cette baisse potentielle, nous sommes sur un niveau de fréquentation proche de 2019. En cette matière d’ailleurs, nous nous sommes adaptés en créant des forfaits que nous appelons forfaits flex permettant de stationner seulement 3 jours consécutifs dans la semaine.
Un autre point à noter est que nos pics de fréquentation se situent surtout les vendredis et samedis alors que le télétravail est souvent fait le vendredi. Donc, finalement, de notre point de vue, il y a assez peu de corrélation entre télétravail et fréquentation.
De même pour la ZFE, même si nous ne connaissons pas leur devenir, et malgré l’interdiction des critères 4 et 5, nous n’avons pas remarqué de baisse de fréquentation de nos parkings. D’ailleurs, la ZFE pourrait être plutôt une opportunité car, comme nous le disions plus haut, nous avons un parc de bornes de recharge électriques sous-exploitées actuellement et qui pourraient donc répondre à une demande grandissante dans le cas d’une évolution du parc automobile.
À l’horizon 2026-2030 quels sont les grands projets ?
Vincent Barbier : Le premier grand projet est bien entendu l’application Parcus+ qui sera la matérialisation pour le grand public de notre nouvelle organisation.
La SEM historique est certifiée ISO 9001 et nous souhaitons que les autres entités soient également certifiées ISO 9001. Il s’agit de procédures spécifiques sur, par exemple, la gestion de la voirie. Nous allons développer également pour l’ensemble des entités une politique RSE cohérente pour renforcer notre impact territorial. Ainsi, par exemple, nous venons de signer une convention de partenariat avec l’Établissement français du sang pour inciter les usagers de nos parkings à aller donner leur sang ou leur plasma.
Ensuite, chaque société peut avoir des projets spécifiques comme la SEM qui travaille actuellement sur la conception et la construction d’un parking à l’arrière de la gare, dans le cadre de l’ouverture à 360 degrés de la gare de Strasbourg.
Pierre-Michel Jemine : En ce qui concerne la SPL Parcus+ Mobilités, nous allons recevoir le cahier des charges dans le cadre des discussions que nous avons avec la collectivité sur les conditions de transfert du parking Wodli et du parking Courte durée. Ce transfert se faisant en deux temps, d’abord un contrat transitoire de prestation de service puis, quand le nouvel exécutif sera installé, un contrat de délégation de service public.
Enfin, pour terminer, quel rôle Parcus+ entend-il jouer dans l’objectif de «neutralité carbone» des métropoles à l’horizon 2030 ?
Vincent Barbier : Il faut considérer que les parkings sont des alliés des politiques de mobilité et de stationnement. Comme nous le disions avant, le parking est un point d’étape vers une destination. À ce sujet d’ailleurs, nous envisageons d’ajouter dans notre future application un critère ‘’gaz à effet de serre’’, qui permettrait de sensibiliser les usagers au fait que, s’ils se garent dans tel ou tel parking, et qu’ils terminent leur parcours à vélo, à pied, ou en transport en commun, ils économisent X kilogrammes de CO2, par exemple.
Enfin, outre la mise en place de bornes électriques, nous souhaitons pouvoir installer dans la mesure du possible, un maximum de panneaux photovoltaïques sur les toits de nos parkings.
Que ce soit par la gestion intelligente de la voirie, le déploiement de l’électromobilité ou la mutation de nos infrastructures, Parcus+ souhaite accompagner la collectivité pour devenir une ville du futur.